Méthode de Singapour - Technopedagogy

Quelques caractéristiques

C’est une synthèse de nombreuses pratiques didactiques et pédagogiques efficaces. Elle repose  notamment sur les travaux de pédagogues comme Jérôme Bruner, George Polya, Benjamin Bloom  ou même Maria Montessori. En voici quelques principes :

  1. Il faut traiter moins de sujets, mais il faut les traiter plus en profondeur.
  2. L’enseignement doit se faire selon une progression « concrète -> imagée -> abstraite », c’est-à dire en privilégiant d’abord la manipulation (qui est ultimement au service de l’abstraction) et en offrant des représentations multiples de tout concept abordé pour aider les élèves à donner du sens aux expressions et équations mathématiques qui suivront.
  3. L’élève doit être guidé de manière explicite dans son apprentissage : c’est-à-dire encouragé dès la maternelle à raisonner à voix haute et à échanger ses idées avec les autres (mettre des hauts parleurs sur la pensée de l’élève).
  4. La résolution de problèmes doit être au cœur de l’enseignement des mathématiques : Pour réussir, l’élève apprend une méthode de résolution de problèmes efficace qui lui sert jusqu’au collège (modélisation par la « méthode en barres).

Rien de révolutionnaire à tout ça, donc, mais la grande qualité de la méthode réside précisément dans  le bon équilibre entre tous les ingrédients (verbalisation, manipulation, modélisation, problèmes  ouverts, travail collaboratif, etc.) et dans la progression bien pensée des objectifs didactiques, au cours  d’une année et d’année en année.

Pendant 15 ans, la méthode a été testée, corrigée & améliorée grâce aux retours de terrain. En même  temps, tous les professeurs du pays ont été formés à cette méthode que nous appelons aujourd’hui « la  méthode de Singapour ». Entouré de pays historiquement excellents en maths, Singapour accède en 1995  à la première place en mathématiques dans l’étude TIMSS. Depuis, le pays maintient son rang  d’excellence en mathématiques, la méthode ayant continué à évoluer et à se perfectionner. L’autre critère  de comparaison internationale est l’étude PISA, où Singapour s’est aussi distingué dès l’année 2000.

En particulier, en 2016, Singapour arrive en première place dans toutes les matières, maths, sciences et  compréhension de la langue :

« Si l’on apprend à bien raisonner, on sait raisonner quelle que soit la matière !! »

Méthode Singapour

« Que signifie au 21e siècle enseigner ou apprendre les mathématiques en primaire ? »

Si  l’essentiel de ce que nous enseignons c’est le « comment » (comment additionner, comment trouver une  fraction équivalente, etc.), ce n’est pas suffisant. Nos enfants d’aujourd’hui, les leaders de demain, auront  à portée de main toutes les technologies imaginables et non-imaginables pour effectuer tous ces  « comment ». La barre est donc placée plus haut en 2017 : il faut enseigner aux enfants à penser  mathématiquement, à résoudre des problèmes stimulants, à représenter des notions de façons  multiples, à communiquer leurs idées. Bref, il faut cultiver les capacités cognitives de plus haut  niveau.

Ensuite, on attaque le sujet en question, par exemple la numération ou la géométrie. Le point de départ  est l’exploration du « sens des êtres mathématiques ». C’est d’ailleurs un bel aspect de la méthode de  Singapour. Prenons l’exemple de l’addition : avant d’introduire symboles ou techniques opératoires, on  prend le temps de comprendre le sens de l’addition. Pour cela, les enfants inventent des « histoires  d’addition » et vivent des situations diverses  pour construire leurs images mentales de ce que  veut dire « additionner ». Et j’insiste toujours sur le fait que les connaissances se construisent dans le dialogue. Il faut donc que les professeurs lâchent prise quant au monopole de la parole et orchestrent plutôt les échanges entre élèves. C’est lorsqu’on honore les élèves, qu’on les écoute, et qu’ils sentent qu’on croit en eux, qu’ils se montrent à la hauteur de la situation. Pour cela, il faut une atmosphère de classe, faite de confiance et de respect, qui autorise les erreurs.

Comme troisième aspect de mes formations, je prends l’exemple de la manipulation. Tout le monde est  d’accord sur le fait que les élèves, qui entre 6 et 11 ans sont, d’après Piaget, au stade des opérations  concrètes, ont besoin de voir, toucher, construire, peser, mesurer, dessiner – bref, de manipuler. Mais nous brûlons souvent cette étape essentielle et passons rapidement à la page de symboles écrits.  « Nous passons trop vite à l’abstrait », admettent un bon nombre de professeurs. Même si les  mathématiques sont par excellence l’abstraction pure (par exemple, le concept de nombre), il faut,  surtout au primaire, passer d’abord par le concret.

Plan de développement des compétences

Habiletés & compétences à acquérir :

  1. Viser l’objectif principal : (Apprendre à raisonner)
    •  Mettre des hauts parleurs sur la pensée des enfants.
    • Donner du sens aux nombres.
    • Adopter la démarche Concrète – Imagé – Abstrait
    • Utiliser la règle 90% – 10%
  1. Connaitre le cadre pentagonal de la méthode :
    • Concepts : Opter pour la compréhension relationnelle vs instrumentale
    • Processus : Encourager élèves à communiquer leurs idées et raisonner logiquement avec eux mêmes, leurs pairs et professeur.
    • Développer chez les élèves :
      • Compétences : Calcul mental, Visualisation spatiale, Analyses des données
      • Attitudes : positive de confiance envers les mathématiques en choisissant une grande variété  d’activités pour intéresser tous les élèves.
      • Métacognition : Capacités à surveiller et contrôler leurs réflexions.
  1. Maitriser les stratégies de résolution de problèmes :
    • Modélisation
    • Visualisation spatiale
    • Organisation des données
    • Régularités
    • Devinettes
    • Simplification
Actions de formation en plénière
  • 1ère session
  • 2ème session
  • 3ème session

Objectif de l’éducation  mathématique

(Apprendre à raisonner)

  1. Mettre des hauts parleurs sur la pensée des enfants
  2. Donner du sens aux nombres
  3. Adopter la démarche Concrèt – Imagé – Abstrait
  4. Utiliser la règle 90% – 10%
Horaires

12 Heures

Connaitre le cadre pentagonal de la M.D.S
  1. Mettre des hauts parleurs sur la pensée des enfants
  2. Donner du sens aux nombres
  3. Adopter la démarche Concrèt – Imagé – Abstrait
  4. Utiliser la règle 90% – 10%

Horaires

12 Heures

Maitriser les stratégies  de résolution de problèmes
  1. Modélisation
  2. Organisation des données
  3. Régularités
  4. Visualisation spatiale
  5. Devinettes o Simplification
Horaires

24 Heures

Actions d’accompagnement en classe
  • Sessions de travaux pratiques
Mise en œuvre des acquis
  1. Planification :
    • Ateliers de préparations de séances d’enseignements-apprentissages (8 heures).
  2. Gestion :
    • Assister et enregistrer des séances (1 heure/ enseignant(e))
  3. Evaluation :
    • Visionnages et synthèses (8 heures).
Notre formateur
Khalil Naaimi
Khalil Naaimi
Formateur dans les métiers de l'éducation
TECHNOPEDAGOGYAdresse
79, Avenue Ibn Sina, 2eme étage, Appt 6
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